Carnet de navigation

Posté par HEC le 28 juillet 2011 dans HEC

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C’est un fameux trois-mâts fin comme un oiseau.
Hisse et ho, Santiano !
Dix huit nœuds, quatre cent tonneaux :
Je suis fier d’y être matelot.

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30 juin 1848

Aujourd’hui, c’est le grand départ. On largue les amarres : c’est parti pour une traversée de l’Atlantique un tour d’Europe. Mes cousins irlandais ont déjà quitté Dublin il y a deux ans, lors de la terrible famine de la pomme de terre qui a ravagé le pays.

Mais si je quitte Paris, moi, c’est pour une toute autre raison : je pars faire fortune ! On dit qu’en Amérique en Roumanie, le Danube est truffé de pépites. Je connais une moussaillonne qui a fait le Stratorg Challenge il y a un an ; elle est revenue avec de l’or plein les yeux.

Le galion est fin prêt. Enfin. Il devrait a priori ne pas couler. En tout cas, le Capitaine Yann Sparrow était plutôt confiant, hier, lorsqu’il a réuni les équipages autour d’une bouteille de vieux Rhum dans la taverne « le Molitorz ».

Il est vrai que notre trois-mâts a fier allure avec sa peinture orange flambant neuve. Ce négociant à qui nous l’avons acheté, un certain « Captain’ Castorama », nous a assuré qu’il avait ramené ces pigments oranges d’extrême Orient, et que cette peinture résisterait à toutes les latitudes. Mais je ne doute pas que le sel marin aura tôt fait de l’écailler..

Pour tout vous dire, ce qui m’inquiète le plus, c’est que je crois que notre navire commence à vieillir. Trop de vagues se sont brisées sur sa coque, trop de tempêtes ont fatigué ses mâts. Les inspecteurs de la Marine Marchande ne nous auraient jamais  accordé ce précieux « contrôle technique » sertit du sceau royal.. Pourtant, nous avons travaillé dur pour mettre toutes les chances de notre côté, pour ce voyage. Voyez par vous-même :

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Armateurs de Brest – Tisserands père & fils.

Récapitulatif des réparations :

-REGLAGE DES VIS PLATINEES (qu’est-ce que c’est ???)

-REGLAGE DES CULBUTEUR  (non, non, je ne crois pas avoir ça sous mon capot. Si ?)

-CHANGEMENT DE L’EMBRAYAGE (Ah ! Enfin un mot que je connais !)

-GONFLAGE DES PNEUS (Fadoche !)

-VERIFICATION DE L’ALLUMAGE

- …

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Ca y est, on sonne le départ de la flotte : 9 galions et 1 caravelle battant pavillon français sont alignés dans la rade de l’arsenal de Paris, prêts à partir…

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1er Juillet

Le début de voyage se déroule bien. Les vents nous sont favorables ; toutes voiles dehors, capote au vent, nous filons à plus de 50 nœuds (environ 90 km/h).

Le soir tombant, nous jetons l’ancre dans un petit port de pêcheurs nommé Genève, dans le détroit de Rolex. Cet hameau est un véritable havre de paix (cf la synthèse des ESTP : « la Suisse est-elle toujours faiseuse de paix ? »)

Seul incident à signaler : petit accrochage avec un pirate anglais en scooter (des mers). Nous y laissons le clignotant avant gauche. Pas de trou dans la coque à signaler pour autant.

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4 Juillet

Trois jours que nous sommes bloqués dans les eaux florentines. L’Alizé est tombé, c’est le calme plat. Un mousse nous a présenté sa dernière trouvaille : il a inventé ce qu’il appelle le « moteur à explosion ». Par une savante alchimie – la compression de Rhum Sans Plomb cuvée 95 et d’air, puis une étincelle – il prétend pouvoir mouvoir le bateau à une vitesse inédite ! Après quelques parlementations avec l’ensemble de l’équipage, nous préférons garder le Rhum pour nos gosiers et attendre que le vent se lève.

Nous accostons donc au large de Florence (nous ne pouvons pas rentrer dans le port car le trois-mâts ne passe pas sous le Ponte Vecchio) et profitons de cette immobilisation pour sillonner la ville : tavernes et salles de jeux pour les braves navigateurs, mais surtout, musées et cathédrales. Nous découvrons une véritable dédale de vieilles ruelles au charme inégalable. Quel bonheur de s’y perdre…

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6 Juillet

Finalement, nous avons installé le moteur à explosion ! Outre les effluves qui émanent de cette machine infernale, nous sommes satisfait de notre choix : nous atteignons des pointes à 60 nœuds (110 km/h.. Nous atteindrons les 135/140 km/h en descente, une fois le moteur bien rôdé ! Véridique !) A tel point que nous avons dû installer une sorte de rétropédalage, les « freins », quand le navire va trop vite !

Seul bémol : la pédale de l’accélérateur, certainement mal fixée, se détache de temps en temps. Drôle d’impression, quand tout à coup, on veut accélérer et on appuie dans le vide..

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7 Juillet

Les jours s’enchainent bien, mais les nuits sont plus difficiles. Nous nous réveillons souvent courbaturés, et les yeux bien cernés. En effet, nous dormons parfois dans notre bateau, même si l’espace y est très limité. La nuit est pénible en position assise, sans pouvoir étendre les jambes, le volant dans les genoux.

Le reste du temps, nous cherchons un endroit pour dormir à la belle étoile : dans les forêts genevoises, sur les collines de Florence ou encore sur les plages de Pescara. Plus tard, nous découvrirons les charmes des nuits dans les parking VINCI de Thessalonique, dans les champs roumains, dans les forêts de Transylvanie (avec la plein lune et le chant des loups !) et même dans les stations essence de Bratislava. Heureusement, les équipages des différents bateaux réussissent généralement à se réunir pour partager les vivres entreposés dans les calles des navires, et passer la nuit ensemble. Nous passons donc de bonnes soirées, dans une ambiance chaleureuse. Par exemple, Mehdi (ESTP) nous a dévoilé ses talents de pizzaiolo dès Florence !

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9 Juillet

Nous sillonnons les eaux claires des archipels grecs. Nous commençons à manquer de Rhum 95 (le prix à la pompe est exorbitant, ici !) et surtout d’huile pour le moteur. En effet, le bouchon du réservoir à huile s’ouvre à cause des vibrations (ou le ferme-t-on mal ?). Nous nous retrouvons donc avec de l’huile plein le moteur et de la fumée blanche plein l’habitacle. A cela s’ajoutent le scorbut qui commence à faire des ravages, les rats qui colonisent les calles et le coffre, les voiles et la capote qui se déchirent et partent en lambeaux sous le travail incessant des rafales de vent… La peinture ne brille plus, les moussaillons ont la mine poussiéreuse, on craint la famine ; notre embarcation ressemble de plus en plus au Radeau de la Méduse. On gronde et on parle de mutinerie, dans les rangs de matelots. Mais je garde bonne espoir.

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10 Juillet

Nous traversons désormais l’océan bulgare. L’eau douce se fait rare, donc nos douches aussi. Notre arrêt sur l’ile de Sofia est salvateur : l’asile nous est offert contre quelques menus louis d’or, dans une de ces auberges où se retrouvent pirates et corsaires, commerçants et moussaillons. Quel bonheur d’enfin dormir dans un lit et de se laver à l’eau chaude ! Le moral des troupes remonte en flèche.

Seul hic, le rétropédalage du navire (vous savez, ce qu’on appelle plus techniquement « les freins ») nous pose de plus en plus de soucis : la pédale perd en pression, malgré la purge que nos compagnons de l’ENSAM font gracieusement à nos freins. Nous devons ‘pomper’ pour freiner, c’est-à-dire appuyer par à coup pour que le freinage soit efficace. Le tout pour un résultat pas toujours convainquant. Bien sûr, le tout s’accompagne de bruits de casseroles et autres percussions qui font de nos trajets une cacophonie assez indescriptible

Comme à chaque escale, nous découvrons les spécialités culinaires locales. Après le tarama, le Ouzo (sorte de Pastis) et le tatziki grecs, nous découvrons – au grand dam de nos foies – le Raqui bulgare : un apéritif à peu près aussi efficace que le White Spirit.

Dans les semaines à venir, nous poursuivrons ce voyage des papilles autour du Goulash hongrois, du café viennois (inventé spécialement pour les touristes, à mon avis), des pintes et des bretzels bavarois…

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La suite.. demain soir ?

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Merci à notre sponsor, la Société Générale, dont les pièces d’or ont permis à notre trois-mâts de parcourir des kilomètres…

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Synthèse des HEC – Odessa

Posté par HEC le 29 juin 2011 dans HEC Rencontres

Introduction

A première vue, l’Ukraine est un pays plutôt bien loti, que ce soit en terme de ressources naturelles (fer, acier, uranium..), de situation géographique (carrefour entre l’Europe, l’Asie centrale voire l’Asie orientale, et la Russie) ou de taille (deuxième pays le plus grand d’Europe). De plus, ses terres fertiles et son climat tempéré continental en firent pendant longtemps le « grenier à blé » de l’URSS. Si on ajoute à cela une population de 45 millions d’habitants (26 ème pays à l’échelle mondiale), une base industrielle très développée, et un bon système éducatif, tous les ingrédients sont réunis pour que son économie soit florissante.

Pourtant, l’économie ukrainienne est aujourd’hui loin d’être à la hauteur des espérances qui ont pu être placées en elle. Les quelques années de fortes croissance après l’an 2000 ont suivi huit années de grave crise. Aujourd’hui, les résultats économiques sont mitigés (l’Ukraine a d’ailleurs été frappée de plein fouet par la crise).

Parmi tous les facteurs explicatifs de cette évolution, nous chercherons à en analyser un tout particulièrement : le gaz russe.

La position géostratégique de l’Ukraine dans la chaine de distribution du gaz russe est-elle un atout ou un fardeau pour le pays ?

En effet, la Russie fournit 42% du gaz de l’Union Européenne. Or 80% de ce gaz à destination de l’Europe transite par l’Ukraine.

Ceci est une manne financière et économique considérable pour le pays :

Le transit du gaz a un coût énorme pour la Russie. Ceci profite énormément à l’Ukraine, en partie par les taxes appliquées à ce transit. Bien qu’il n’y ait pas d’estimation parfaitement fiable, on parle d’une quarantaine de milliards de dollars dont l’Ukraine bénéficierait sur la prochaine décennie. Si l’on rapporte cela à un Produit Intérieur Brut annuel de 330 milliards de dollars en PPA (chiffres de 2005), on remarque l’impact potentiel de cette ‘rente’ si elle est bien exploitée. On peut également illustrer avec les recettes et les dépenses publiques : elles s’élevaient respectivement à 34,2 et 34,7 milliards de dollars en 2006.

Les avantages dont bénéficie l’Ukraine ne sont pas tous directs : le transit gazier a aussi un impact indirect non négligeable sur l’économie nationale. Tout d’abord, cette activité créée ad hoc a permis la création d’emplois, nécessite la maintenance du réseau de pipe-lines, a suscité le développement de la société nationale de gaz (Naftogaz)…

Ensuite, et surtout, les tarifs préférentiels sur le gaz dont l’Ukraine a profité pendant des années sont une aubaine incomparable :

-pour la population, qui s’est fournie en énergie pour des sommes modiques

-pour le développement économique du marché intérieur de l’Ukraine. En effet, en termes économiques, on peut considérer qu’il y a report d’un segment du budget (l’énergie) sur le reste du budget familial, qui devrait créer un effet d’entrainement en stimulant la consommation intérieure du pays.

-pour le développement du tissu industriel national : le moindre coût en énergie devrait rendre l’industrie nationale particulièrement compétitive.

A première vue, on ne peut que considérer que le transit du gaz russe par l’Ukraine est une chance pour le pays.

Pourtant, un certain nombre d’éléments peuvent nous faire penser qu’il n’y a pas que des avantages à cette situation.

Des conflits gaziers qui signalent des problèmes latents.

Ukraine-Russie, une relation ambiguë. Bref aperçu historique :

L’Ukraine déclare officiellement l’indépendance et son détachement de l’URSS le 24 Aout 1991. Cependant, conscient de sa proximité culturelle et géographique, ainsi que de ses liens économiques forts, avec l’ex-bloc soviétique, le pays devient l’un des membres fondateurs de la Communauté des Etats indépendants.

La relation entre l’Ukraine et la Russie est particulière : après des années de domination russe, le pays est fier de son indépendance (approuvée à 90,5% lors du référendum de 1991). Pourtant, 17% de la population ukrainienne est Russe ; l’ensemble du pays est russophone, et la politique nationale se dessine autour d’un clivage marqué entre les pro-occidentaux et les pro-russes.

On comprend donc qu’il y a quelque chose de particulier qui unit les deux pays. Les tarifs gaziers préférentiels dont bénéficiera l’Ukraine pendant des années en sont une manifestation tangible.

Cependant, ces dernières années ont été marquées par trois conflits gaziers entre Moscou et Kiev, remettant en cause cet « héritage » historique qu’étaient les bas prix du gaz.

Un premier conflit a lieu en 2005/2006, suite à un désaccord sur le prix de transit par les gazoducs ukrainiens. Un second éclate en 2007, à propos de dettes relatives au gaz. Il se résorbe en 2008 mais est suivit d’un troisième conflit en 2008/2009, à nouveau à cause d’un différent sur le montant des dettes que doit Naftogaz à Gazprom, mais aussi sur le prix et le volume du gaz transitant par l’Ukraine.

La corruption et le gâchis, mis en lumière par les conflits gaziers.

Ce sont ces conflits gaziers qui nous ont poussés à remettre en cause le présupposé selon lequel l’Ukraine bénéficierait évidemment de sa situation géostratégique dans l’approvisionnement européen en gaz russe.

En effet, les trois conflits qui se succèdent portent sur le montant de la dette gazière, le prix et le volume du gaz russe passant par l’Ukraine. A l’origine de son différent, il y a en fait un énorme réseau de corruption et un gâchis monumental :

- La corruption est à toutes les échelles. L’exemple du désaccord sur le montant de la dette montre l’opacité des institutions gérant ce secteur d’activité. L’argent détourné provoque un déficit structurel vis-à-vis de Gazprom. De plus, les Russes, ont réussi a prouver que les Ukrainiens détournaient une partie du gaz pour le revendre aux Européens. En effet, Gazprom a coupé l’approvisionnement ukrainien, mais pas celui européen. Pourtant l’Europe a quand même subit des coupures d’approvisionnement. C’est ainsi qu’il a été démontré que l’Ukraine gonflait les chiffres de sa consommation nationale (gaz acheté à bas prix) pour revendre le surplus aux Européens (à un prix bien plus élevé).

-D’autre part, la politique du gaz peu cher a provoqué une habitude de consommation et de gâchis démentiel de la part des foyers ukrainiens. D’ailleurs, les compteurs de gaz étant souvent communs par immeuble ou quartier, les habitants ne paient pas leurs factures de gaz. L’état se retrouve alors à devoir des sommes considérables.

Cette déresponsabilisation vis-à-vis de la consommation de gaz fait du pays un des plus énergivores en termes comparables. Là où il devait y avoir économies de factures pour les ménages et compétitivité pour l’industrie, il y a dette pour l’Etat et surconsommation d’énergie.

Aucun gouvernement n’a réussi a changer la situation, et d’ailleurs les gouvernements n’osent pas vraiment s’attaquer au problème : au contraire, ils font des promesses électorales de maintenir le gaz à bas prix, afin de gagner des votes. Un populisme latent empêche donc tout déblocage de la situation. L’état se retrouve pris dans un effet ciseau entre la montée des prix du gaz côté Russe et la surenchère des baisses de prix du gaz (ou du maintien des bas prix) à chaque élection.

Peut-on trancher sur l’influence de la situation gazière sur le pays ?

Finalement, on voit qu’au lieu de stimuler la consommation nationale, doper l’industrie et rapporter de l’argent « facile » à l’état, le transit du gaz russe favorise la corruption et la surconsommation, crée des déficits structurels et des dettes considérables vis-à-vis de la Russie, et risque même d’entrainer le pays dans une spirale populiste néfaste pour son avenir.

Mais ce n’est pas tout : la politique intérieure n’est pas la seule à être minée par le gaz russe. Les relations extérieures du pays en pâtissent également. En effet, l’Ukraine s’attire les foudres de Moscou, qui est de moins en moins indulgente. Kiev est dépendante de son voisin Russe, et fait un certain nombre de concessions pour apaiser la situation (comme le maintien de la base navale russe en Crimée jusqu’en 2040). Du même coup, l’Europe doute de la fiabilité du pays  étant donné les conflits à répétitions (qui posent de manière critique la question de la sécurité énergétique en Europe).

Des projets de pipe-lines géants contournant l’Ukraine par le nord ou par le sud mettront fin à tout privilège dont l’Ukraine a pu profiter ces dernières années, laissant le pays se sortir seul de ses problèmes.

Enfin, on peut légitimement se demander si l’Ukraine n’est pas victime du « mal hollandais », cette théorique économique qui donne une explication à ce qui s’apparente à une malédiction pour les pays dotés de grandes ressources naturelles, ou plus généralement d’une rente quelconque (comme c’est le cas pour l’Ukraine : rente provenant du transit de gaz).

La Hollande, en découvrant d’importantes réserves de gaz dans la mer du nord, s’est retrouvée dans une situation économique difficile. En effet, suite à cette découverte, les investissements ont été massifs pour l’exploitation des gisements gaziers, laissant de côté le reste de l’économie, qui s’est retrouvée en manque de capitaux et de main d’œuvre qualifiée. Le secteur gazier devint alors le seul secteur compétitif, alors même que « l’effet-revenu » provoqué par les gains d’exploitation du gaz devait accroitre la consommation intérieure du pays. Le reste de l’économie fut donc soufflée par la concurrence internationale.

Ce modèle peut-il s’appliquer à l’économie ukrainienne ? Nous essaierons, lors de notre rencontre à Odessa, de répondre à cette question, ainsi qu’à toutes les autres posées auparavant (Comment l’Ukraine peut-elle surmonter économiquement le détournement des routes gazières ? La corruption et le gâchis endémiques sont ils inévitables ? Sont-ils essentiellement dus à la rente gazière ? Finalement, le transit du gaz Russe a-t-il été une aubaine ou une malchance pour le pays ?).

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Vocabulaire ukrainien : part 1

Posté par HEC le 24 mai 2011 dans HEC

Parce qu’apparemment, apprendre l’ukrainien peut mettre du temps… Nous avons décidé de commencer dès maintenant à vous enseigner le vocabulaire basique !

Oui  Так (Tak)

Non   Ні (Ni)

Facile, non ?

Bon, la suite se complique un peu..

Ma voiture roule plus vite que la vôtre. моя машина йде швидше, ніж ваша (moya mashyna y̆de shvydshe , nizh vasha)

La fumée du moteur est normale. Дим від двигуна нормально (Dym vid dvyhuna normalʹno)

Bonjour.  Добрий день (Dobriy den)

Salut l’ami. Привіт друзі (Pryvit druzi)

Je m’appelle : Я (YA)

Je suis français : Я французький (YA frantsuzʹkyy̆)

Qu’est ce que je mange? Що я їм? (Shcho ya ïm ?)

Comment allez-vous ?  Як справи ? (Yak spravy)

Très bien, merci.  Дуже добре, дякую. (Dobre, diakouyou)

Merci.   Спасибі  (Spasybi)

Au revoir  До побачення  (Do pobachennya)

Je vais appeler la Police ! Я буду називати поліції. (YA budu nazyvaty politsiï .)

Boite de nuit   нічний клуб (nichnyy̆ klub)

Aspirine  аспірин  (aspiryn)

non merci, je ne veux pas acheter de kalachnikov Ні, спасибі, я не хочу купити автомат Калашникова (Ni , spasybi , ya ne khochu kupyty avtomat Kalashnykova)

La leçon n°1 s’achève sur ces propos qui, détrompez-vous, peuvent s’avérer parfois utiles !

Merci à Romain connu là-bas sous le nom de яomди Wїsйiewskї, pour ces quelques palabres.

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Présentation de l’équipe HEC!

Posté par HEC le 11 avril 2011 dans HEC

Comme le dirait яomди Wїsйiewskї, notre traducteur officiel,

Тут ми йти моя Кікі !!

Car oui, même si nous avons toujours les pieds dans la boue de Jouy-en-Josas, nos esprits sont déjà en communion avec les Carpates (dossier d’intendance aidant ! J)

Mais commençons par le commencement ! Commençons par les présentations :

Tout d’abord, яomди Wїsйiewskї (appelez le Romain tout court), que j’ai déjà introduit. Pour lui, originaire de Zapporijjia (centre de l’Ukraine), issu d’une famille ayant (officiellement) prospéré dans le commerce de bois, c’est le grand retour aux sources.

Derrière sa coupe champignon se cache un cœur tendre et un esprit torturé. Fin amateur de nourriture des quatre coins du monde et polyglotte en devenir, il aime l’altérité, les pays étrangers et leurs habitant(e)s.

Après de brillantes années au lycée Notre-Dame de Grandchamp (Versailles), il adopte la stratégie de l’échec sur les bancs d’HEC. Six mois au Mexique lui sortent la tête de l’eau. Rêvant d’autres voyages, il est notre moteur diesel soviétique notre route vers Odessa. C’est sans surprise qu’il obtient à la grande majorité (deux voix, dont la sienne) le poste de président de notre équipe.

Autres faits significatifs : RAS

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Ensuite, laissez-moi vous présenter Edouard Hugot-Languedoc. Expert politologue (comme son nom l’indique), il est notre atout majeur pour le travail amont sur la problématique (rappelez-vous : « Comment l’Ukraine gère-t-elle son rôle d’acteur-clé dans la problématique de la sécurité énergétique européenne ? »).

En effet, il est doté d’une solide expérience diplomatique : il a réussi a lui seul à mener sa liste BDE dans le mur (pour cette même raison il n’aura pas le droit de conduire notre Dyane)

Son caractère de cochon fait le pendant à se tête de porcinet. Mais il reste un compagnon de voyage fort sympathique : drôle, curieux, et bon vivant. Un véritable enfant dans un corps de sapajou.

Autres faits significatifs : passionné de web 2.0, de CRM dans le cloud, et de Michel et Augustins.

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Enfin, last and least, Cyrille Tassart (que vous trouverez au nom de Chibron Tassart Mermut Doré sur facebook (ndlr : « ajoutez-le, il a bientôt 600 amis !))

Rule n°1 : ne demandez pas le pourquoi de son nom facebook. Sujet sensible

Rule n°2 : ne dîtes pas « saucisson » devant lui. Il crie « babababababa » et bave à l’ouïe de ce mot.

Personne ne sait d’où Cyrille vient. Il dort peu et se nourrit essentiellement de racines.

Joueur de tennis à ses heures perdues, et est parti à Shanghai pendant 6 mois. Les soirées débridées (ahah) et les temples bouddhistes l’ont retourné, au point d’avoir le mal du pays en région parisienne. Le départ à l’aventure était alors inévitable.

Autres faits significatifs : n’a pas peur du noir.

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