(Article rédigé le 29, désolé pour le retard)

Des nouvelles des Mines de Sainté, en direct de la 2CV, en ce jour d’arrivée à Paris. L’arrivée étant imminente, je serai bref.

Retour le 15 juillet. Cluj-Napoca. Roumanie. 20h37.

Après avoir terminé la rédaction du précédent article, nous filons au restaurant (offert par Stratorg, s’il vous plaît) avec les autres équipes. L’occasion d’entonner des chants a la gloire de chacune de nos écoles. Trêve de franco-franchouillardise, nous filons dans le centre de cette petite ville roumaine au charme indéniable, avec sa place centrale, son église imposante qui y trône et ses ruelles piétonnes qui l’entourent pour découvrir les locaux… et des belges qui aiment la bière et le foot.

Le lendemain.

La ville est aussi belle, voire plus de jour. Même si elle reste assez réduite en taille. Le soir nous allons manger dans un restaurant les spécialités locales tel le steak gitan (fort goutu).

17 juillet. 6h17.

L’Europe appartient à ceux qui se lèvent tôt. Comme à l’accoutumé, rendez-vous matinal pour effectuer une grosse étape qui nous fait quitter la Roumanie pour la Hongrie, un pays à la langue ni slave ni latine, mais qu’on ne comprend de toute façon pas plus que le grec, le bulgare ou le roumain.

Notre destination est un petit village au sud de Budapest, en bordure du lac Balaton (l’Ibiza local, où tous les hongrois vont pendant les vacances d’été). Nous sommes très bien accueillis grâce aux contacts de Dora de l’équipe de Télécom. Nous dormons ainsi derrière la mairie et dans la tente pour la première fois (histoire de pas l’avoir eue dans le coffre pour rien pendant un mois). Le lendemain matin le repas typique est savoureux (un hot-dog et une salade à 10h du matin… et encore on n’a pas pris de bière, à l’inverse des hongrois de la table d’à côté), et surtout suivi d’une sieste aux bords d’un étang au cadre idyllique : la dolce vita.

Commentaires fermés

Le Grand-Duché du Luxembourg, énigme ! Voilà où nous en étions avant le départ. Dans une ère de construction européenne, on entend peu parler de ce si petit pays pourtant au centre de l’Union et en grande partie à l’initiative de grandes avancées européennes.
Situé au cœur de l’Europe entre l’Allemagne, la Belgique et la France, le Grand-Duché a une tradition européenne qui découle très logiquement de son histoire plutôt chaotique, mais riche. Sous domination à tour de rôle du Saint Empire germanique, des Pays-Bas, de la France et la Hollande, le Luxembourg accède à l’indépendance théorique en 1815, suite au traité de Vienne. Il est érigé en Grand-Duché et attribué au roi des Pays-Bas, Guillaume 1er. En 1839, le traité de Londres délimite les frontières du Grand-Duché qui n’a plus de lien territorial avec les Pays-Bas et lui accorde une administration séparée. Le territoire est alors germanophone avec une élite parlant français, et le luxembourgeois, considéré comme un dialecte, devient une langue officielle en 1984.

Le dilemme entre identité européenne et luxembourgeoise découle naturellement de cette histoire bien résumée par la place des langues dans le pays.

Avant d’entreprendre notre travail sur l’identité luxembourgeoise, nos seules connaissances relatives au Luxembourg sont les polémiques franco-françaises sur ce que d’aucuns appellent, à tort, un paradis fiscal. Étrange redondance de l’histoire, si les convoitises de la France et l’Allemagne étaient territoriales, aujourd’hui le Luxembourg est envié par son essor et sa dynamique économique et sociale. Cependant, dès lors que l’on s’est penché sur la question identitaire, nous avons trouvé des éléments de réflexion.
Nous avons eu vent d’un programme lancé par le gouvernement en 2002 sur l’identité au Luxembourg, pour lequel 12 millions d’euros ont été débloqués. Mais les résultats n’ont pas encore été publiés par les chercheurs. Le drapeau officiel du Luxembourg est le rouge blanc bleu horizontal de haut en bas, mais après une demande de la population, le drapeau traditionnel du Grand-Duché, un lion rouge sur fond rayé blanc et bleu est largement diffusé et popularisé. Nous avons pu voir d’ailleurs au tour de France de cette année plus de 5.000 Luxembourgeois arborant fièrement ce drapeau pour soutenir les frères Schleck qui ont réalisé de remarquables performances.
Avant la rencontre, nous ressentions déjà, les efforts entrepris pour réaffirmer l’identité luxembourgeoise.
Passons maintenant aux présentations. Nous avons rencontré des responsables des Ressources Humaines et de la communication de BGL BNP Paribas. La répartition des nationalités de nos interlocuteurs est parfaite. Il y a une Luxembourgeoise pure souche, un Belge présent depuis 25 ans sur le territoire et une autre Belge qui vit à Luxembourg depuis qu’elle a 8 ans. Nous espérons donc avoir tous les points de vue possibles sur le sujet. La première impression globale que nous avons eue, qui a perduré tout au long de la rencontre et est partagée par nos trois contacts, réside dans le bien-être de vivre au Luxembourg. Cette question de l’identité n’est absolument pas un problème pour les résidents. Il semble d’ailleurs que les habitants ne se posent pas vraiment de questions à ce sujet. Cependant, lorsque nous approfondissons le sujet, ils nous apportent des éléments de réponse plus précis.

Voici donc nos nouvelles perspectives après la rencontre, articulées en plusieurs points. Il y a la présence des minorités italienne et surtout portugaise perçue historiquement comme une richesse par l’ensemble du pays, contrairement aux frontaliers (plus de 130 000 aujourd’hui) dont l’attitude et la motivation sont plus financières et économiques que centrées vers un intérêt social et culturel à l’endroit du pays. Relevons un tout récent épiphénomène qui voit quelques Luxembourgeois partir vivre en Allemagne, le coût de l’immobilier étant moindre qu’au Grand-Duché.
Par ailleurs il ne faut que 20 à 30 minutes pour rejoindre la capitale en voiture.

Retraçons l’histoire du pays au XXème siècle pour mieux comprendre l’identité du Grand-Duché. Avant la découverte des premiers gisements de « minette », le Luxembourg est un pays rural et même pauvre.
Beaucoup d’habitants fuyaient le pays. Entre 1841 et 1891, 72 000 Luxembourgeois sur une population de 242 800 habitants s’expatrient, notamment vers les USA.
Après la découverte des modes de synthèse de l’acier en 1879 et le lancement des premières usines sidérurgiques, le paysage démographique et économique du Grand-Duché change du tout au tout. Effectivement, le pays devient terre d’immigration pour travailler dans les mines avec notamment une très forte communauté portugaise.
En 1910, les immigrés représentaient 15,3% de la population, aujourd’hui, ils représentent plus de 42% des résidents. Il n’est donc pas rare de rencontrer des habitants qui parlent cinq langues : anglais, français, allemand, portugais et luxembourgeois. Nous avons vécu un exemple très frappant. Dans un très charmant village, nous sommes allés dans un restaurant de spécialités italiennes tenu par une famille portugaise. Ce melting-pot culturel et linguistique fait partie intégrante de l’identité luxembourgeoise.
Toutes ces minorités sont très bien intégrées au pays bien que l’industrie sidérurgique ait été recyclée en activité tertiaire. D’ailleurs, l’entreprise qui nous a accueillis est composée de plus de 30 nationalités différentes dont 48% de Luxembourgeois.

Parlons maintenant d’une majeure partie des travailleurs au Luxembourg : les frontaliers.
Ce sont des habitants des trois pays limitrophes venant travailler la journée au Grand-Duché et retournant le soir même. C’est un phénomène pendulaire toujours croissant, 130 000 personnes dont la moitié de Français. Ceci est une réalité, les salaires nets sont plus élevés que dans les pays voisins, ce qui corrobore l’excellente qualité de vie (une des meilleures au monde) du Grand-Duché. Le reproche commun des Luxembourgeois vis-à-vis des frontaliers est le manque de curiosité et parfois de respect envers le pays. En effet, ils vont, ils prennent leurs payes, et repartent aussitôt dans leur pays comme si c’était un département quelconque. Ceci est facilité par la disparition des frontières. Seul un panneau sur le côté de la route nous indique l’entrée au Grand-Duché. Cela nous change radicalement de notre périple à l’est où nous avons patienté plus de deux heures avant d’être refoulés à la frontière moldave ; remercions l’espace Schengen. Ce projet est d’ailleurs à l’initiative des Luxembourgeois, et le nom de cet espace est celui du village à la frontière de la France et de l’Allemagne où a été signé cet accord en 1985.

Ceci nous mène à la partie européenne de l’identité luxembourgeoise.
Pendant la première guerre mondiale, l’Allemagne occupe le Luxembourg. Le gouvernement grand-ducal reste neutre envers tous belligérants. Les alliés le leur reprochent après le conflit. L’expérience n’est pas réitérée lors de la deuxième guerre mondiale, le gouvernement se met tout de suite du côté des alliés et les habitants font preuve d’une cohésion nationale remarquable. De ce fait, après le conflit, le Grand-Duché obtient une très grande légitimité européenne voire mondiale en abandonnant sa neutralité.
Cela lui permet d’être un pilier de la construction de l’union européenne et d’être membre fondateur d’une multitude d’organisations mondiales et européennes : l’ONU, le Benelux, l’OECE, le conseil de l’Europe, l’OTAN… L’acte le plus révélateur de l’identité européenne au Luxembourg est illustré par Robert Schuman de mère luxembourgeoise qui lance en 1950 le projet de la CECA : le point de départ de l’union européenne. Aujourd’hui, un quartier européen a été aménagé à Luxembourg-ville sur le plateau du Kirchberg, et il accueille d’importantes institutions communautaires comme le secrétariat général du parlement européen, la cour de justice, la banque européenne d’investissement, la cour des comptes européenne, l’office des Publications et tant d’autres. Rappelons également le plan Werner, – premier ministre du Grand–Duché – en 1970, fondateur de l’ECU, précurseur de l’EURO.
Luxembourg-ville est aujourd’hui une des trois capitales européennes avec Bruxelles et Strasbourg et a déjà été deux fois capitale européenne de la culture (1995 et 2007).

Mais ceci n’empêche pas le Luxembourg de garder aussi une identité propre. Le traité de Londres de 1839 a donné les frontières actuelles du Grand-Duché et correspond à peu près aux frontières linguistiques, la partie francophone est donné à la Belgique et devient la province de Luxembourg. Les populations de la partie indépendante du Grand-Duché s’attachent vite à leur nouvelle autonomie et il se crée un vrai sentiment d’appartenance à une même nation. A l’inauguration d’un chemin de fer est composé un chant patriotique, le Feierwôn, qui proclame « Mir wëlle bleiwe wat mir sin » : « nous voulons rester ce que nous sommes ». C’est devenu la devise nationale. En 1843, l’enseignement du français devient obligatoire. Un de nos contacts qui a suivi sa scolarité au Luxembourg nous explique que l’alphabétisation se fait en allemand, puis l’enseignement du français, du luxembourgeois et des autres langues se fait petit à petit.

De 1815 à 1866, le Grand-Duché fait partie de la confédération germanique, et suite aux deux guerres mondiales, le pays s’est vu imposer des temps de germanisation forcée, c’est pourquoi ils cultivent le bilinguisme, pour lutter contre ces sévices de l’occupation. Aujourd’hui, on peut même parler de tri, voire de « quadrilinguisme ». Un diplomate allemand dit un jour : « Avec l’Allemagne, le petit état avait conclu un mariage de raison, avec la France cependant, il entretenait une relation amoureuse ». Le Grand-Duché du Luxembourg a donc une culture foisonnante à la croisée des civilisations belges, françaises et allemandes qui fait parfois un mélange détonnant, surtout au niveau de la langue. Nous ne pouvons pas parler du Grand-Duché sans citer au moins une fois la famille grand-ducale. Elle est très aimée par son peuple, et toutes personnalités politiques ou royales sont appelées par leurs prénoms par la population nous expliquent nos interlocuteurs. Ceci est très révélateur de la petitesse du pays qui est finalement comme un grand village aux multiples ressources respectueux de chacun.
Les Luxembourgeois sont très attachés à leur pays. Les étudiants partent presque tous à l’étranger, et je dis presque en référence au développement important que connaît l’université du Luxembourg depuis le début des années 2000 et qui compte aujourd’hui trois campus, mais ils reviennent en grande majorité habiter et travailler au Grand-Duché.

En conclusion, on peut dire que le débat entre culture européenne et identité luxembourgeoise n’a pas lieu d’être. En effet, être luxembourgeois, c’est être européen tout en gardant une identité forte à l’image des valeurs de modestie et d’efficacité alliées à la pratique des langues vernaculaires du pays. Finalement, jamais pendant l’interview dans leurs réponses il y a eu collision entre les deux parties de la problématique ce qui est en corrélation avec notre micro-trottoir.
Mais le nombre de Luxembourgeois restant constant comparé à une augmentation exponentielle de frontaliers et de résidents étrangers risque-t-il de créer un déséquilibre et un morcellement de la société grand-ducale ?

(Désolé pour le retard!)

Commentaires fermés

Souvenez-vous. Nous nous quittions la dernière fois sur une fin d’après-midi ensoleillée a Thessalonique, bercée par la houle de la mer, les salades grecques, les fritures et les viandes au grill sur le port.

Eh bien, tout ca c’est fini.

Le lendemain, dimanche 10 juillet, marque le vrai début du Stratorg Challenge 2011. Finies les petites journées de tourisme dans des villes occidentales classiques, place à l’aventure. La journée commence pourtant normalement, départ 6h30, tout le monde attend les Mines de Saint-Étienne – en retard, on dormait dans la 2cv, et Telecom a un problème mécanique : que du classique. Pour arriver à la frontière Bulgare, les routes présentent déjà pour la première fois des nids de poule, ce qui est très drôle et représente un challenge intéressant quand il faut les éviter avec la 2 cv. Les panneaux de signalisation se font plus rares et on se perd un peu, on passe trois fois devant l’arrêt prévu avant de s’arrêter. On attend paisiblement à l’ombre au beau milieu de la cambrousse en faisant une quinche, fouettés par une petite brise ma foi fort agréable. Le repas est prévu à un supermarché Lidl, mais on aperçoit une sorte de restaurant (du moins des tables avec des chaises) juste après avoir quitte la station essence. Qu’a cela ne tienne, on s’arrête et on mange avec nos collègues d’HEC le meilleur repas du voyage qui, de plus, est typiquement grec et peu cher. C’est donc rassasiés que nous repartons, pour s’arrêter…. 200 m plus loin ! La malédiction s’enclenche.

La voiture de l’EM Lyon a le malheur de démarrer quelques secondes trop tôt, un grec roule un peu trop vite, coupe un peu son virage … ET LA, C’EST LE DRAME ! Non, j’exagère, résultat : l’aile de la voiture grecque éraflée, le phare avant gauche de l’EM en mille morceaux et une incapacité a effectuer un constat en grec. La moitie des voitures repart vers la frontière bulgare qui n’est qu’a quelques kilomètres. Seulement, quelques kilomètres c’est assez pour que Martin perde son bob (auquel il tient énormément) sur l’autoroute et qu’il aille chercher a pied (pas grave, on a vu un motard grec s’arrêter sur la bande d’arrêt d’urgence pour manger un sandwich auparavant), et pour que Robin se rende compte quelques mètres avant la frontière que son passeport est dans la voiture du staff. Après maintes négociations à base d’ambassade et d’autres choses fausses, on se retrouve à jouer à la belote dans l’herbe a 10 mètres de la frontière comme des immigrés clandestins tchétchènes, puisqu’on doit attendre le staff qui est au commissariat pour l’accident de l’EM.

Une fois la sortie de Grèce autorisée, l’entrée en Bulgarie est assez dépaysante. Je me suis fait engueulé en Bulgare par tout un bar parce que je n’allais pas par la bonne porte pour acheter la vignette… Quand je rentre, le vendeur est un grand brulé au niveau du visage…

En reprenant la route on traverse a la fois un paysage magnifique, dans le creux d’une vallée ou l’on suit le cours d’une petite rivière  parsemée de rayons de soleil et à la fois des villages assez pauvres ou les vieux, qui se mettent sur la place du village pour refaire le monde, nous saluent à notre passage . Mais ici la place du village n’est en fait qu’une route et des maisons de part et d’autre. Notre arrivée a Sofia est un peu choquante… A l’entrée de la capitale bulgare, nous traversons un ghetto, ce qui nous fait craindre un peu pour notre logement. Heureusement, pour nous ce sera un joli petit appartement avec un proprio on ne peut plus sympa.

Après une bonne nuit de sommeil, nous partons manger au siège de Citroën, prendre des photos devant la cathédrale A.Nevski, visiter la ville et discuter politique sur la place centrale du village, ou Pakito se mesure également face à un Bulgare aux échecs.

La ville est belle, grande, avec de grandes avenues, mais un peu vide. C’est le même problème que Thessalonique : en été, la ville se délocalise dans les stations balnéaires proches pour fuir la chaleur.

(Sur la photo vous pouvez voir comment nous avons étendu notre linge sur les aires d’autoroutes ‘à la roumaine’, parce qu’on l’a récupéré la veille au soir)

Le lendemain, direction Bucarest, où nous retrouvons Theo, participant du Stratorg Challenge 2010 et en stage a Bucarest cet été, qui nous accueille aimablement (Spéciale dédicace, merci pour tout Theo, aiiiight !). Le centre-ville est bien plus peuplé que celui de Sofia, les petites ruelles animées, et l’on regrette notre départ du lendemain.

D’autant plus que notre destination s’appelle Galati : petite ville industrielle roumaine à une dizaine de kilomètres de la frontière moldave. Finalement on est des mauvaises langues: cette petite ville traversée par le Danube est super, surtout grâce a ses habitants qui sont tous plus bons les uns que les autres. Un garagiste, une réceptionniste et une restauratrice dont on se souviendra, capables de passer 4 coups de fils avec leur portable perso pour nous aider comme ca, sans attendre un retour, c’est quand même beau.

Le lendemain est moins gai. A cause de paperasse administrative, quelques voitures se font refuser le passage en Moldavie. Toutes les autres frontières étant inaccessibles en temps respectable, c’est la grande désillusion : nous n’irons pas a Odessa. Le staff nous concocte un itinéraire de secours : un lac a cote de Budapest, un jour a Cluj-Napoca en plus et … roulez jeunesse! Cet imprévu nous renvoie donc directement de Galati à Pietra-Neamt ce qui nous fait emprunter pour la première fois une petite route nationale où l’on découvre la Transylvannie et ses paysages magnifiques. On a même traversé un village Rom sorti de nulle part où toutes les maisons étaient basées sur le modèle du château Walt Disney. Cet événement reste a ce jour toujours inexpliqué.

Le soir, au vu de la taille de Pietra-Neamt, et de la quantité de ses hôtels, c’est camping sauvage pour tout le monde. Quelle chance, c’est un soir de pleine lune ! En plus on se rapproche d’un gigantesque barrage mystérieux, et l’on se place dans la foret, parce que c’est à coté d’un lac ! Marrant dans une région peuplée de loups, non ?! Bref, on laisse Pakito et Martin comme appats pour les loups, loups-garous et vampires de Transylvanie pendant que Robin et moi-même dormons encore dans la 2 cv.

Depuis hier, nous sommes installés dans Cluj-Napoca qui est une petite ville avec une place centrale et une église assez impressionnantes. La suite au prochain épisode.

Commentaires fermés

IMG_0211.JPG

Après être arrivés en début d’après-midi à Genève sans encombre mécanique pour effectuer Saint-Étienne/Genève et avoir acheté une vignette presque plus chère en euros qu’en francs suisses, soi-disant parce que l’euro avait un mauvais taux de change, nous nous baladons en ville.

Le soir du 1er juillet, nous mangeons une fondue dans un restaurant typique suisse avec des serveurs italo-albanais. Nous dormons ensuite dans la 2 cv et surtout dans le centre-ville de Genève, a cote d’une boite de nuit où des gens louches rentrent et sortent.

Durant le trajet Genève/Florence qui dure de 6h30 a 23h – un des plus longs du tour – nous dormons tous à tour de rôle, et parfois tous en même temps, y compris le chauffeur (non c’est pas vrai, ca va). Le soir, on est bien content de manger un McDo (sorte de plat typique local) et d’avoir réservé une chambre en centre ville, même si c’est une maison normale, avec tous les objets de l’habitant, des trucs qui puent et juste des lits de camp cassés posés au milieu.

IMG_0218.JPG

Le lendemain c’est la dolce vita. Balade dans le centre-ville – très joli –, resto posé en terrasse, et repos dans les parcs.

Le tour d’Europe, c’est aussi rencontrer des Americains et des Bresiliens en soirée a Florence.

S’ensuit un long voyage depuis Florence jusqu’à Thessalonique en Grèce a base de longue journée de route, de nuit à la belle étoile sur des transats sur la plage, de longues et chaudes journées en 2 cv, de mecs suintants et puants de transpiration, de nuit à dormir sur la moquette du Ferry à coté de Roumains, Bulgares et autres Tchetchenes et enfin de sueur sous un soleil accablant.

C’est donc tout pourris de sueur que nous arrivons….chez le consul de Thessalonique manger des petits fours sur une terrasse avec vue magnifique sur le golf. Nous remercions encore à ce jour Dieu pour la douche froide que nous avons prise hier à l’hôtel. De plus notre hôtel a la bonne idée de se trouver juste à côté du centre ville où nous allons immédiatement. Apres une bonne petite soirée en terrasse (les bars sont vides à l’intérieur avec la chaleur), nous discutons aujourd’hui des problèmes économiques grecques a l’université, depuis laquelle je vous écris actuellement (le clavier mi-grec/mi-américain explique le manque d’accent).

Programme de ce soir : rencontre du maire de Thessalonique et découverte interactive de la culture grecque en centre ville ce soir : « Stay tuned ! »

IMG_0244.JPG

Commentaires fermés

Petite présentation vidéo de notre 2CV à l’américaine!!!

http://www.youtube.com/watch?v=faX2EOCJVS4

Commentaires fermés

Synthèse de l’équipe des Mines

Le Luxembourg est un des six pays fondateurs de la CEE (Communauté Economique Européenne). Il a ainsi joué un rôle fondamental dans la construction de l’Union Européenne qui compte actuellement 27 membres. Pourtant, au commencement, il ne semblait guère comparable à des nations telles que la France ou l’Allemagne. Nous avons donc décidé de nous pencher sur son fonctionnement et sur ses atouts qui lui ont permis de jouer un tel rôle. Nous avons alors découvert un aspect majeur de ce pays : son identité. Nous allons ainsi développer les deux aspects de ce pays qui hésite entre un fort sentiment européen et l’envie d’avoir une culture nationale.

L’Europe au Luxembourg

Le Luxembourg est tout d’abord un précurseur dans la construction de la CEE puis de l’UE. Sans parler du discours du Luxembourgeois de naissance Robert Schuman, le Luxembourg a été le siège de la CECA puis de la CEE. Il doit cette importance européenne à son histoire pluri culturelles. En effet, le Luxembourg a été un Comté qui a été plusieurs fois conquis par les Français, les Allemands, les Belges et les Danois. Il a donc été bercé par plusieurs cultures qui lui ont permis de découvrir de nouvelles traditions mais surtout de les mélanger et de les adapter à son mode de vie. Ce passé lui a ainsi donné une légitimité pour la construction de l’UE car aucun autre pays n’a autant été influencé par la culture de ses voisins.

L’Union Européenne est logiquement omniprésente au Luxembourg. Les chiffres parlent d’eux même :

- Plus de 10 % de la population travaille directement pour l’UE

- Luxembourg abrite 10 institutions européennes dont la Cour de justice, la Cour des comptes ou encore la commission européenne.

L’Europe apporte ainsi une dynamique toute particulière au pays. Elle lui confère par exemple une légitimité vis-à-vis de la communauté internationale qu’il n’avait pas avant à cause de la taille de son territoire et de sa faible démographie.

Mais l’Europe apporte aussi son lot de problème à une nation en quête d’identité propre.

Une identité luxembourgeoise de plus en plus présente

Tout d’abord sa devise explique clairement sa position : « Nous voulons rester ce que nous sommes ». Malgré les influences de plusieurs nations (les plus importantes étant la France, l’Allemagne et le Portugal), le Luxembourg conserve ses propres caractéristiques. Par exemple le rôle du Grand-Duc ainsi que le maintien d’une monarchie constitutionnelle marque l’identité luxembourgeoise. Actuellement, un programme national de recherche sur 5 ans et d’un montant de 12 millions d’euro traite de l’avenir du Luxembourg et de son identité. Nommé « vivre demain au Luxembourg », son thème principal est la société luxembourgeoise, son évolution, sa situation actuelle et son avenir. Il s’agit de la mettre en perspective et d’étudier de potentielles interventions, afin de mieux orienter la société de demain.

Les axes prioritaires du programme sont les suivants:

  • L’évolution de la population au Luxembourg (cohésion et intégration sociale, identité et multilinguisme)
  • Le développement du capital humain
  • L’ère de l’information et de la communication et ses conséquences pour la société
  • La place d’un pays de petite dimension dans la Grande Région, dans l’Union européenne et dans un monde globalisé
  • L’organisation de l’espace
  • Les mesures d’accompagnement (tables rondes, colloques. Accès aux données et aux sources).

Ce programme montre ainsi toute l’ampleur de ce phénomène identitaire au Luxembourg.

Au niveau de la population, un clivage est de plus en plus important. Le Luxembourg, tous les jours, accueille 630 000 personnes sur son territoire. Cependant, seulement 200 000 sont Luxembourgeoises. En effet, il y a 150 000 étrangers et plus de 200 000 travailleurs frontaliers, soit plus de 50%. Enfin, le Luxembourg reconnait trois langues officielles : le luxembourgeois, le français et l’allemand. Les Luxembourgeois sont ainsi noyés dans un flot européen permanent qui crée une atmosphère propre à ce pays. Pour s’être arrêté au Luxembourg cette année en connaissant déjà notre problématique, nous avons voulu réalisé un micro trottoir pour avoir un premier aperçu des Luxembourgeois sur l’Europe et leur identité. Sur toutes les personnes interrogées, dont certaines qui travaillaient, aucune n’était luxembourgeoise. De plus, elles reconnaissaient qu’elles venaient au Luxembourg simplement pour les conditions de travail. Du coup, nous attendons avec impatience notre rencontre au Luxembourg pour pouvoir affiner la position de la population vis-à-vis de cet état si particulier.

Commentaires fermés

2 CV (3).jpg

Suite à l’édition 2010, la relève s’immisce

Nous réclamons votre attention, pour notre présentation.Equipe.jpg

De gauche à droite.

Matthieu Chappaz, dit « l’albatros ». Lui, ce qu’il aime, c’est la culture. A déjà fait des missions en immersion totale (visites, dialectes locaux, rencontres avec les indigènes). La mécanique et lui : une histoire d’amour qui a commencé à quatre ans lorsqu’il dormait avec des joints de culasse dans son lit.

Capacités techniques : infiltration, mécanique de niveau A2/B1 (parle couramment avec son moteur).

Pierre, dit « Pakito ». A déjà voyagé à travers l’Europe, et souhaite regoûter cette “immensité des saveurs”. Cet homme a un sens inné du contact. Tant avec les gens qu’avec sa clé de voiture. Détenteur du permis, 175h de vol (dont 50 de nuit) à son actif.

Capacités techniques : baroudeur, séducteur.

Martin Briat, dit “l’aigle”. Pilote d’un coupé dans la vie, il maîtrise parfaitement la conduite. Lui ce qu’il aime c’est les grands espaces et rencontrer des gens. La négociation et lui : une histoire d’amour qui commença à l’âge de deux ans lorsqu’il troqua son biberon contre un magnum de champagne.

Capacités techniques : séducteur en italien, mention « très bien » en créneaux au permis.

Robin Lefebvre, dit « l’hirondelle ». Charmeur invétéré. Un phrasé et une approche uniques qui lui ont valus le surnom de « prédateur pour la gente féminine ». « Le Enzo Ferrari de la 2 chevaux », selon Alain Prost.

Capacités techniques : souriant, aimable.

Photo de la 2 CV avec Robin.JPG Suggestion de présentation. La voiture n’ayant pas encore eu sa carrosserie refaite.

Après être allé voir dans la drôme et dans l’Ain

C’est en Haute-Loire, qu’on a trouvé celle qui nous convient

Cette 2 chevaux, une fois rénovée et boostée,

Vous fera rêver, vous fera voyager

Regardez dans votre rétroviseur, voilà qu’arrive les mineurs.

2 CV (2).jpg

Commentaires fermés
  • Flux RSS
  • Twitter
  • Facebook
  • LinkedIn
  • Picasa
  • YouTube