Marathon en Europe Centrale

Posté par Supaero le 28 juillet 2011 dans Route Supaero

Parce que les connexions internet sont rares au fin fond de la forêt noire, parce que les journées passent si vite qu’on réalise, déçu, le soir, tout ce qu’on aurait aimé faire sans en avoir eu le temps… Cette fois-ci, nous ne laisserons pas passer une occasion de publier un article.

De retour en Roumanie après notre bref passage en Moldavie, c’est vers Cluj Napoca, au nord-ouest, que nous nous dirigeons. Le dépaysement est grand sur les routes moldaves, que ce soit la traversée de la Transylvanie, la nuit passée sur les rives du lac de Dracula ou encore les villages Roms, tout est là pour nous rappeler que nous sommes bien loin de chez nous…
Cluj Napoca nous accueillera bien plus chaleureusement que Bucarest. C’est dans un restaurant de Cluj que nous avons fêté le 14 juillet, tous ensemble, ainsi que l’anniversaire et le départ de Tiffany. La soirée fut des plus animée et demeure encore obscure pour certains…

Après avoir parcouru bon nombre de kilomètres sur les routes roumaines, direction Veszprém, en Hongrie, au sud ouest de Budapest, sur les bords du lac Balaton. Remercions Dora pour nous avoir permis de camper tous ensemble dans le jardin de la mairie pour les deux nuits que nous avons passées là-bas. C’est une journée très agréable qui nous attendait sur la plage Balatonudvari avant un diner assez particulier dans un petit restaurant local. Une fois encore, les 2,5 km à pied du trajet retour semblent être passés plus vite que de coutume. Qui parlait de vocabulaire japonais ou tentait d’imiter un chien dans sa marre ?

Budapest n’étant pas très loin de Veszprém, nous sommes arrivés en début d’après midi dans la capitale Hongroise, après avoir passé le trajet à distraire (certains diraient sanctionner) le staff dans le VU. Le premier panorama du haut de la citadelle nous a vite amené à penser que nous allions pouvoir profiter de la plus belle ville-étape du parcours. Ce fut bien le cas, entre les bains thermaux, le parlement, la terrasse du palais (notons d’ailleurs qu’il est inutile d’y monter très tard pour admirer la vue sachant que le parlement éteint ses feux à 1 h), les énormes bars aux ambiances chaleureuses… Les souvenirs y sont nombreux.

Poursuivons notre marathon dans les villes d’Europe centrale.

Après Budapest, Bratislava, capitale Slovaque. Ici, rien de bien transcendant. Le petit centre de la ville est assez joli et convivial, mais le reste est sans intérêt particulier. Le château, emblème de la ville, se révèle même d’une laideur surprenante.

Place maintenant à la capitale Autrichienne, Vienne. Le centre ville est gigantesque, tout comme les bâtiments qui le composent, à l’image de la grandeur de l’empire. Cependant, l’architecture en fait par endroits une ville un peu austère. Nous n’avons pas échappé à la visite du palais de Sissi, Schönbrunn, chef d’œuvre du style rococo.

La course se poursuit en direction de la capitale bavaroise, Munich, qui se révèle une ville très sympathique. Le centre à taille humaine est très dynamique et regorge de quartiers et de petits jardins très charmants. Quant aux mass de bière, nous n’en parlerons pas…
Pour notre denier logement à « l’arrache », le dernier soir à Munich, nous nous sommes surpassés en dénichant un petit coin vraiment perdu dans la forêt noire, sur un matelas d’orties et de folle-avoine.

Ce soir, c’est à Hollenfels, au nord de Luxembourg, que nous nous retrouvons tous dans une auberge de jeunesse. Mais attention, passé 22 heures, tout est clos et silencieux ! Comme si toute vie s’arrêtait passé 10 heures du soir. On a connu des soirées plus animées…

Que ce soit le mauvais temps, le départ d’un coéquipier, le changement de staff ou encore l’esprit bien différent des villes-étapes traversées, l’ambiance générale du challenge semble avoir changé depuis Budapest. Les étapes et les visites s’enchainent et les trajets en 2CV se font plus rares. Il n’y a plus de longs trajets pour donner libre cours à notre imagination. Il n’y a plus rien à signaler hormis une roue passée sur un pied droit, des dents qui tombent, une épidémie de lèpre qui sévit ou encore quelques coups de sang en boîte de nuit.

La fin juillet est là, avec tout ce qu’elle implique… Le dur retour à la réalité. Si les mots affluaient autant que les souvenirs, un mois n’y suffirait pas…

Commentaires fermés

De la Bulgarie à la Roumanie

Posté par Supaero le 19 juillet 2011 dans Route Supaero

Après les squats de Thessalonique, nous avons décidé de trouver un vrai logement, parti (sans Quentin nous lâchant honteusement) avec les Science Po et le Gadz’Arts, nous nous sommes  retrouvés dans une auberge, ou plutôt un apart loué par une bulgare. Ca faisait bien longtemps que l’on n’avait pas vu une vraie douche (depuis la veille du départ). Tout était parfait, malgré des problèmes de communication avec la bulgare, qui ne parlait ni allemand, ni anglais, heureusement Google traduction était là !

Lors d’une promenade dans la ville, après que Greg ait gueulé un mot bien français, un bulgare nous a proposé de profiter des charmes de la Bulgarie en compagnie de personnes du sexe opposé, un peu cher… (nous n’aurions de toute façon jamais accepté, nous sommes trop honnêtes et réservés).

Gossip oublié par les Gadz’Arts:

Lors de la seconde soirée en ville, deux d’entre eux, Yoann et Mathieu pour ne surtout pas les citer, ont voulu prolonger la soirée en ville en allant dans des clubs, il paraît qu’ils ont du sortir du placard pour rentrer dans une boîte… A vérifier !

Petit passage en Moldavie, rapide mais intense

Après un passage éclair à Bucarest, où le code de la route n’existe pas, nous sommes partis vers Galati pour camper à l’extérieur de la ville, dans l’ambiance gitane.

Il était l’heure de changer de pays, direction la Moldavie. L’étape ne se passera pas comme cela était prévu. Arrivé à la frontière côté Moldave, seules 3 équipes (ESTP, Mines Paris et nous) ont réussi à passer côté Moldave. Cela aura été de courte durée, le restant du convoi étant bloqué, il a fallu faire demi tour et repasser côté Roumain.

C’est à ce moment qu’a commencé l’épreuve de la journée. Parti pour attendre une heure coté moldave pour pouvoir traverser, il est vite apparu que cela nécessitait un peu d’entrainement : à chaque fois que des voitures passaient et que de la place se libérait devant nous, des voitures venant de derrière arrivaient à toute allure pour nous piquer la place! Ni une ni deux, nous avons commencé à jouer des coudes avec  les moldaves pour imposer nos bolides!

La bataille fut rude, nous qui pensions que les roumains étaient les plus fous sur la route, nous avons vite été surpris par une heure côté moldave !

Nous nous sommes vengés au poste roumain, où grâce à des contacts hauts placés, nous sommes passés en VIP, longeant une file de 20 voitures, sourire au visage !

Commentaires fermés

Manouches un jour, manouches toujours

Posté par Supaero le 11 juillet 2011 dans Supaero

Après tant d’attente, voici le récit des aventures des Supaero, toujours aussi réactifs !

FLORENCE la belle.

Après une première nuit réparatrice au camping, sous une oliveraie avec vue sur Florence, nous avons voulu garder illégalement ce luxe la nuit suivante.  Malheureusement devant l’augmentation importante des doutes du personnel du camping, nous décidâmes d’appliquer notre plan B favori en poussant le vice toujours plus loin. Voyez vous-même :

Mardi matin, après de grands et douloureux adieux à la capitale de la Toscane, nous partîmes pour Pescara. Là, coincés entre une plage privée et un canal se jetant dans l’Adriatique, nous passâmes la soirée sur la plage en compagnie de nombreuses équipes. Malgré les craintes de se faire déloger par la gendarmerie, nous nous y installâmes pour une nuit humide. Nous remercions l’hôtel de nous avoir prêté ses douches sans le savoir, cela devenait vraiment une question de respect des autres.

La journée suivante nous mena sans encombre jusqu’au port de Bari où le ferry « Seatrade » embarquait pour la Grèce. Après de nombreuses parties de cartes, nous cherchâmes un endroit assez confortable pour dérouler nos tapis de sol. Tandis que Quentin prit bâbord avec l’ESTP, Hervé tribord avec Science Po, Eymeric et Greg durent endurer les rudes Gadz’arts sur le dur métal d’un pont inférieur avec vue sur la mer.

L’arrivée fut plus tardive que prévue, ainsi nous pûmes profiter des côtes grecques au petit matin.

THESSALONIQUE

SAM, notre fidèle bolide, eut le mal du pays dans les montées douloureuses qui nous menèrent à Thessalonique, deuxième ville de Grèce. La communauté grecque nous accueillit comme des rois et notre séjour fut très sympathique.

Notre première nuit fut merveilleuse, une première douche dans des lavabos, moment assez sensuel comme vous pouvez le voir:

Nous prîmes une seconde douche à 2hr du matin grâce à l’arrosage automatique dans le parc où nous squattions.

Heureusement, la seconde soirée fut meilleure, à la plage, au bord de la mer Egée dans un petit restaurant typique en compagnie des Gadz’arts, et de Grégoire, voulant goûter à la vie sauvage.

La soirée se termina par un bain de minuit puis par un campement sur la plage, en compagnie de chiens sauvages.

C’est ainsi que nous quittâmes la Grèce en direction de Sofia, prêts pour de nouvelles aventures.

Commentaires fermés

Premiers signes de vie

Posté par Supaero le 4 juillet 2011 dans Supaero

Après un passage onéreux à Genève et deux logements de fortune tente.jpg , une petite baignade dans le lac Léman et une bonne douche douche.jpg , nous sommes partis pour l’Italie. Tout se passait bien… et là, c’est le drame !

Alors que nous entamons sereinement la traversée du tunnel du Mt Blanc, avec une seule personne éveillée – le conducteur tant qu’à faire – des cris de panique réveillent l’équipe (« Putain les mecs, on n’a plus de jus, le neiman s’est débranché »). Après quelques coups de klaxon, quelques étincelles et quelques hésitations, nous voila en train de pousser notre bolide dans le tunnel, jusqu’au refuge le plus proche. tunnel.jpg

35 tentatives de démarrage plus tard, le moteur tourne à nouveau : après avoir bloqué le tunnel (dans les deux sens évidemment) et fait venir une voiture de sécurité, direction la sortie où deux policiers italiens nous attendent de pied ferme. Finalement, tout se passe bien et nous voila repartis sur les routes italiennes.

Tout n’est pas aussi éprouvant, les italiens sont sympas et les trajets en convoi très bon esprit (du niveau de Supaero). Nous voilà  bien frais pour écrire un article après une belle nuit sans réveil sur les hauteurs de Florence avec presque toutes les équipes.

dernier_logement.jpg

Commentaires fermés

Rappel de la problématique :

Quel rôle l’Europe doit-elle jouer pour maintenir la compétitivité des tissus de PME locaux ?

Historique et chiffres clés

Prato : une part importante de la production textile européenne

Prato tient une part très importante dans la part de production du textile en Europe. Avec seulement près de 200.000 habitants, elle est responsable à elle seule de 1,5% du chiffre d’affaire du textile européen.  Les entreprises qui résident à Prato sont, en très grande majorité, des ateliers italiens ou chinois qui vivent principalement de l’exportation.

Historique

Cependant, depuis maintenant 20 ans, le secteur textile européen ne cesse de perdre du terrain sur le textile asiatique. Revenons rapidement sur ce qui a provoqué un tel déclin, en s’appuyant sur l’exemple de Prato.

Années 80 :

Les industries de Prato travaillent pour les grandes marques de luxe italiennes telles Gucci ou D&G. Cherchant de la main-d’œuvre qualifiée mais bon marché, elles font appel à des artisans chinois (une centaine au total).

Les années 90-00:

Les grandes marques délocalisent leur production en Europe de l’Est, en Turquie ou en Asie, laissant les ateliers italiens sans clientèle. Devant cette crise, beaucoup de manufactures italiennes doivent fermer. Profitant de la libération des ateliers, les artisans chinois installés les reprennent et font appels à d’autres compatriotes afin d’avoir de la main d’œuvre bon marché (mais cette fois, peu qualifiée). Ces nouveaux arrivants rachètent, dès qu’ils le peuvent, un atelier abandonné et font appel, à leur tour, à d’autre chinois. Ainsi, les pratésiens ont assistés à une véritable sinisation de la ville durant ces 15 dernières années.

Evolution économique et situation actuelle du marché textile de Prato

Si le chiffre d’affaire du marché textile à Prato ne cesse de chuter, il semble néanmoins que, malgré les accusations dont ils font l’objet, les chinois installés à Prato permettent de le maintenir en vie. En effet, jusqu’au milieu des années 90, le commerce textile de Prato s’effondrait de manière inquiétante. La récupération des ateliers par les chinois, après 95, a permis, certes non pas de redresser la situation, mais néanmoins limiter la chute. En effet, à l’heure actuelle, sur les 1,5 milliards de chiffre d’affaire annuel, le tiers est dû aux ateliers chinois. Ce qui inquiète les italiens aujourd’hui est, certes, le remplacement progressif des entreprises italiennes par des entreprises chinoises mais surtout l’explosion des ateliers clandestins, dont le chiffre d’affaire était estimé à ½ milliard d’euros en 2010.

Causes de la métamorphose du paysage industriel toscan

Les causes de la crise actuellement traversées sont nombreuses et complexes. Nous analyserons ici les plus probantes en différenciant les causes communes à tout le textile européen et celle particulière à la Toscane, à savoir l’immigration chinoise.

Les causes communes à l’Europe

- L’industrialisation du secteur, qui a fait perdre sa compétitivité aux manufactures

- Le manque de renouvellement des entreprises européennes qui n’ont pas su trouver de nouveaux clients, se démarquer vis-à-vis de la nouvelle concurrence chinoise et renouveler leur modèle économique.

- La mondialisation qui, avec la fin des quotas, a provoqué l’invasion du marché européen par les produits asiatiques

- La modification du comportement du consommateur qui, aujourd’hui, préfère acheter de manière quantitative plutôt que qualitative.

L’immigration chinoise, une particularité toscane

L’implantation des ateliers chinois à Prato a permis aux produits asiatiques de se vendre dans les mêmes conditions que ceux issus de manufactures italiennes. D’une part, la livraison depuis la Chine s’effectuait en plusieurs semaines alors, qu’avec un avant-poste à Prato, les produits peuvent désormais être expédiés dans toute l’Europe en deux jours. D’autre part, les ateliers chinois installés, produisant principalement des produits bas de gamme, peuvent profiter du même label « Made in Italy » que les manufactures italiennes de luxe voisines.

Conséquences économiques et sociales

Les conséquences de cette évolution du marché sont nombreuses. D’un point de vue économique, l’industrie italienne ne parvient pas à suivre la cadence et les tarifs imposés par les chinois. De ce fait, les ateliers italiens ne parviennent pas à remonter la pente. De plus, la « libéralisation » du label nuit à l’image haut-de-gamme des manufactures italiennes de luxe.

Mais d’autres conséquences, moins visibles mais tout aussi importantes (voir plus), existent. D’une part, on constate un sentiment de communautarisme extrêmement important à Prato entre les italiens qui tiennent les chinois pour responsables de tous leurs maux et les immigrés qui, ne parlant pas la langue ou étant arrivés clandestinement, ne peuvent pas s’intégrer. D’autre part, les italiens redoutent l’implantation à terme de la mafia chinoise qui contrôle déjà une partie (souvent très surestimée) des ateliers clandestins.

Quelles solutions pour sauver ce secteur ?

Au niveau des entreprises

L’alliance

Les entreprises italiennes ne cessent de se tourner vers leur gouvernement ou vers l’Europe, au point d’oublier que c’est aussi, et surtout, à elles de réagir. Un premier seuil à certes était franchi : en s’alliant, les PME italiennes sont parvenues à se répartir les taches de conception et ont ainsi augmenté leur productivité globale. Néanmoins cela est loin d’être suffisant.

Le renouvellement

De manière évidente, les ateliers italiens ne peuvent produire à des coûts inférieurs à ceux des ateliers chinois. Ils doivent donc impérativement parvenir à se démarquer en termes de qualité, en innovant et en proposant des produits à forte valeur ajoutée. En les fabriquant, par exemple, à l’aide de nouvelles fibres textiles, dites “technologiques” (permettant une meilleure conservation de la chaleur, infroissables, plus résistantes, …), ils peuvent espérer reconquérir une partie de leur clientèle. Mais, à l’heure actuelle, ils continuent désespérément de mettre en avant la qualité de leur main d’œuvre comme unique élément de différentiation. Or, comme nous l’avons déjà précisé, le consommateur a changé et est aujourd’hui beaucoup moins sensible à ce type d’arguments.

Au niveau de l’Italie

Différentes solutions sont en train d’être apportés de manière plus ou moins efficaces par le gouvernement italien mais malheureusement les plus prometteuses sont, de loin, les plus difficiles à mettre en œuvre.

La répression

En usant de répression face aux ateliers clandestins, le maire de Prato, Roberto Cenni (élu avec le soutien de la Ligue du Nord), répond davantage aux demandes de son électorat plutôt qu’au problème. En effet, les inspections sont totalement inefficaces : d’une part, il faudrait une dizaine d’année pour inspecter tous les ateliers et, d’autre part, ces derniers sont extrêmement volatiles et brouillent les pistes en changeant régulièrement de propriétaire.

La législation

Certes proposition, déjà plus intéressante, vise à rétablir l’image de luxe des industries italiennes. Ainsi, en durcissant les conditions d’obtention du label, elles espèrent rétablir un lien de confiance entre le consommateur et les produits certifiés « made in Italy ». Néanmoins, cette réponse, en plus de ne pénaliser que les ateliers chinois légaux (ce qui risque d’encourager d’autant plus le marché clandestin), pose quelques problèmes d’application, comme nous le verrons par la suite.

La réconciliation sociale

De loin la solution la plus efficace, une réconciliation entre les deux communautés pourrait permettre d’aboutir à une forme de réconciliation économique, par la création d’ateliers mixtes notamment. Néanmoins, il est impossible de légiférer un moyen de rétablir ce contact. Les espoirs reposent donc sur la seconde génération de chinois, scolarisée, et donc mieux intégrée.

Au niveau européen

Une législation à l’image de l’Italie

Quid d’une généralisation du label « made in Italy » dans toute l’Europe ? Cette solution n’est, pour l’heure, pas envisagée et la loi italienne est même sévèrement critiquée par l’UE car, en privant les designers italiens qui font produire en Afrique du Nord le « Made in Italy » auquel ils tiennent tant, elle nuirait gravement à l’alliance entre l’Europe et le Maghreb.

Pour répondre à ce problème d’application de la loi « made in Italy », tout en restant dans une solution très similaire, une loi « Made in Euromed » est actuellement à l’étude. Cependant beaucoup de pays de l’Union s’y opposent, cette proposition soulevant d’autres problèmes : le surcoût nécessaire au respect des normes imposées par le label risquerait d’entrainer un surcoût pour les pays concernés, et encouragerait d’autant plus les industries à se délocaliser vers les pays qui en seraient exonérés (les pays de l’Est, la Turquie, l’Asie). L’Europe et le Maghreb y seraient donc à nouveau perdants.

La remise en place de quota

Cette solution a déjà été testée en 2005. A la demande des industries du textile européen, un accord a (laborieusement) été trouvé entre l’UE et la Chine, permettant de limiter la hausse des exportations chinoises vers l’Europe à 12% par an. Cependant, cet accord a rapidement été contesté au sein même de l’UE ! En effet, si les industriels exigeaient une limitation des importations, les distributeurs réclamaient, quant à eux, le contraire. En effet, les quotas prévus pour toute l’année 2005 ayant été atteints au mois de juillet, les vêtements étaient immobilisés à la frontière et les magasins avaient donc cessé d’être approvisionnés. Face à la menace de pénurie, la France, l’Italie et l’Espagne (les trois grands producteurs de textile européen) ont appelés les distributeurs à se tourner vers les produits « Made in Euromed », acceptant en contre-partie d’assouplir l’accord. Mais la position des trois leaders du textile a été vivement huée par le reste de l’Union, dénonçant une vision dépassée du commerce mondial. Devant cet échec du retour au protectionnisme, les quotas ont finalement été levé en 2007.

Conclusion :

Depuis 10 ans, les différents gouvernements ainsi que le parlement européen cherchent des solutions pour résoudre le problème de la compétitivité du textile européen, sans néanmoins trouver de solution parfaite. Quant aux entreprises, elles tentent de renouer avec leur clientèle mais semblent avoir des difficultés à répondre à leur besoins. Finalement, la solution idéale vient peut-être du consommateur : n’est-il pas du devoir du citoyen européen de favoriser ses entreprises, plutôt que de scander, dans son tout nouveau pull « Made in Taïwan », que « tout ça, c’est la faute des chinois » ?

Commentaires fermés

Equipe1.JPG

L’équipe SUPAERO (Eymeric, Quentin, Grégory et Hervé)


AVERTISSEMENT : toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.

  • Hervé : de son nom Prost, son oncle Alain lui a tout appris sur l’art de la conduite, la deudeuch’ n’aura qu’à se tenir à carreaux ! Mais comme la route ne suffit plus, il a opté pour le planeur. Il a même décidé, malheureusement pour elle, de tester l’aérodynamique de la 2CV ! Il compte planer du haut des Alpes jusqu’à Florence. En tant que trésorier de l’association, il a trouvé que c’était une bonne idée pour économiser du carburant !

  • Grégory : parfois gymnaste, parfois pilote, parfois sauteur en parachute, parfois prof de maths (mais toujours beau gosse veut-il rajouter ;) !) Impliqué dans de nombreux clubs, il est toujours partant et super enthousiaste. Mais dès qu’il s’agit de l’organisation, c’est à se demander s’il existe encore ! Le plus important : il fête son anniversaire le 16 juillet, date à laquelle nous serons en Moldavie. Il compte sur nous pour ne pas le rater ce jour-là…

  • Quentin : seul un adjectif permet de comprendre toute la simplicité du personnage : il est belge. D’une finesse incomparable, il a toujours le mot pour plaire ou la petite remarque fort à propos. Chauffard professionnel (permis belge oblige :) ), nous essaierons de limiter ses heures au volant de la deuch’ pour lui éviter les tours de rond-point par la gauche ou les doublements sur la bande d’arrêt d’urgence. Malheureusement, pour ce qui est des insultes au volant, nous ne pourrons rien y faire…

  • Eymeric : Bordelais de son état, nous essaierons de lui faire lâcher sa bouteille de rouge avant de prendre le volant ! Il est le préz de l’assoc’ et rame dur pour rassembler les papiers. Cependant un petit duo de retardataires résiste encore et toujours à ses rappels quotidiens : Greg et Quentin. Trésorier de la JE (Junior Entreprise), sa responsabilité actuelle l’empêche d’avouer qu’il ne s’était inscrit, à la base, que pour les apéros champagne. Il essaye même d’obtenir les codes des comptes sur le rocher pour détourner des fonds au profit de notre équipe…
Commentaires fermés
  • Flux RSS
  • Twitter
  • Facebook
  • LinkedIn
  • Picasa
  • YouTube