Voilà, le Stratorg Challenge 2011, c’est fini.
Nous sommes finalement tous arrivés à bon port et sans encombres. Un mois auparavant, nous quittions Molitor, jeunes, naïfs et innocents. Il y a fort à parier que peu d’entre nous se doutaient vraiment de ce qui nous attendait.
Le régulateur de Télécom à Châlon, la mission photo commando devant l’ONU à Genève, Supaéro dans le tunnel du Mont-Blanc, les pérégrinations d’HEC à Florence, la plage à Pescara, le ferry à Bari, le parking à Thessalonique, le commissariat en Grèce, l’arrivée à 23h à Sofia, les routes roumaines, la frontière moldave, le réglage nocturne de culbuteurs, le 14 juillet à Cluj-Napoca, le départ de Cluj et ses 10 km en 5 heures, le lac Balaton, Vaszoly, Budapest, Bratislava (ah, on me dit dans l’oreillette que non :p), Vienne, le BK, le diesel dans l’essence, l’Englishergarten, les freins d’HEC, la rigueur luxembourgeoise, … et les Champs-Elysées.
La fin d’une aventure magique, d’un mois intemporel où on ne dort jamais plus de 3 nuits d’affilé dans le même pays, où il faut parler baragouiner plusieurs langues par jour et faire sans cesse le change entre toutes ces devises (aaaah, le bon vieux temps où l’Euro n’existait pas…).
Au début, c’était une joyeuse colonie de vacances, et puis petit à petit, les esprits s’ouvrent, et l’aventure devient différente, devient ce pour quoi elle a été créée. Lorsque l’on arrive dans les pays où les gens ne sont pas blasés de voir des 2CVs colorées et ne sont pas avares de sourires et de signes de la main, les jeunes aventuriers comprennent qu’ils sont en train de vivre quelque chose d’exceptionnel. Et tout devient différent.
Au début, lorsqu’une 2CV reste sur le bas-côté, les esprits s’impatientent. Et puis, quand tout le monde a gouté de près ou de loin à l’odeur de son propre moteur, c’est autre chose. Les pannes et réparations deviennent habituelles et pimentent le trajet. J’avoue que certains jours, je les attendais avec impatience… et je soupçonne les Gadz d’avoir fait de même !
Au début, les problématiques, c’était un grand merci à Google et à Wikipédia. Et un jour, on se rend compte qu’il y a plus que ça, que le monde n’existe pas que sur internet, que rencontrer des gens en vrai, c’est pas pareil. Et l’on s’enrichit de ces rencontres exceptionnelles, on s’en souviendra à coup sûr pour un bout de temps.
Au début, c’était des étudiants de Grandes Écoles qui partaient à Odessa en 2CV. A la fin, c’était tellement plus que ça… beaucoup de nostalgie, mais surtout une envie monumentale de continuer à dévorer le monde.
Un grand merci aux initiateurs du projet, qui permettent de faire rêver tous les ans les courageux qui se lancent dans l’aventure.
Un grand merci à ces courageux, qui permettent tous les ans de rendre le projet si magnifique.
Un grand merci à tous ceux qui nous ont accueillis, suivis ou ne serait-ce qu’offert un sourire au bord de la route.
Je retourne régler mes vis platinées, et vous dis à très bientôt sur les routes d’Europe. A bon entendeur…
Commentaires fermés


















