Sciences Po

Equipage : Coline, Laurène, Grégoire & Victor

Ville attribuée : Thessalonique (Grèce)

Problématique traitée : « dans quelle mesure la crise a-t-elle affecté la perception des Grecs à l’égard de l’Union Européenne ? »

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Page Facebook : Edith de Deuch

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Nous avons réfléchi ces derniers mois à l’impact de la crise sur la perception de l’Union Européenne par la population grecque. Afin d’affiner notre travail, nous avons eu l’opportunité de participer à une table ronde sur le thème : « La crise en Grèce, quelles perspectives pour la jeunesse grecque ? » organisée par l’Université Hellénique Internationale et l’Institut Français de Thessalonique. Etaient invités les intervenants suivants:

-       Christos Grose, professeur de l’Université, modérateur de la table ronde

-       Apostolos Kritikos, d’Open Coffee, groupe de réflexion et de networking favorisant l’innovation et les nouvelles technologies pour les start-up et les jeunes entrepreneurs

-       Despina Syrri, du Navarino Network, groupe de réflexion présent à Thessalonique tourné vers les problématiques publiques et sociales.

-       Dionysis Chatzis, étudiant en finance à l’Université après un parcours d’ingénieur.

-       Victor Loizillon, porte-parole de l’équipe Stratorg de Sciences Po Paris

Après une présentation rapide de la situation actuelle de la Grèce, la discussion s’est engagée autour des différents points de vue des participants. Leurs profils divers ainsi que leurs expériences professionnelles et personnelles ont permis d’enrichir le débat et de couvrir les différents aspects du sujet. Ainsi, la conférence s’est articulée autour de trois axes d’analyse.

Une perspective socio économique

Tout d’abord, Christos Grose a apporté un éclairage socio-économique. Il identifie comme  causes majeures de la crise les budgets déficitaires, l’absence de mesures du gouvernement central et les JO de 2004. Comme  dans de nombreux pays,  cela a entrainé une diminution des investissements et de l’épargne privée. Il a également confirmé que le chômage des 16-25 ans atteint aujourd’hui 38% et que les jeunes diplômés ont tendance à fuir le pays. Néanmoins, le niveau de consommation des ménages s’est maintenu. Christos Grose a ensuite rappelé que les solutions comme le roll-over de la maturité des obligations  ou les Eurobonds sont à privilégier par rapport au défaut de paiement. L’Europe a donc un rôle décisif à jouer pour aider les grecs.…

Une perspective socio politique

Madame Syrri a ensuite pris la parole pour proposer une analyse socio-politique de la crise. Selon elle, «  la Grèce vit la fin d’une ère » et on constate aujourd’hui l’échec de son système politique. C’est un vrai choc culturel. Les conditions de vie se sont gravement détériorées et les liens entre les générations se sont distendus. Il est impossible d’établir une segmentation de la population responsable de la crise. Les Grecs se blâment eux-mêmes, entre eux, mais adressent aussi beaucoup de reproches à leurs gouvernants qui ont autorisé ces dérives. Les manifestations violentes qui ont secoué Athènes et le niveau de brutalité policière atteint confirment que la  population grecque traverse aujourd’hui sa plus grande épreuve depuis la Seconde Guerre Mondiale…

Cette rupture entre la population et son système politique peut engendrer des bouleversements de taille dont il faut craindre les conséquences. En effet,  l’instrumentalisation d’un ennemi commun, intérieur ou extérieur, cristalliserait le ressentiment de la population. Au sein du pays,  il n’existe aujourd’hui aucun parti représentant les déçus du système. Le manque de crédibilité du gouvernement peut conduire à l’émergence d’une radicalisation politique et c’est une vraie menace pour la démocratie. A l’international, ce malaise pourrait conduire au rejet de l’UE. Devant les reproches de l’Allemagne, les Grecs ressortent aujourd’hui des histoires oubliées, comme l’absence de compensation après la Seconde Guerre Mondiale. Pourtant, les Grecs se sentent profondément et historiquement Européens. Ils ne veulent pas être les boucs émissaires d’un système européen faillible. Il faut créer de toute urgence une Europe politique.

Une perspective étudiante

Dionysis Chatzis et Apostolos Kritikos ont souligné quant à eux l’inertie de la société grecque caractérisée par l’absence de toute méritocratie, ce qui exclut la majorité des jeunes du pouvoir et des décisions. Le statut social semble plus important que le mérite ou le travail pour réussir une carrière professionnelle. Apostolos Kritikos nous a expliqué les difficultés des jeunes pour créer leur entreprise et le processus administratif très complexe freinant l’entreprenariat. Dionysis a appelé « a new way of thinking » pour refonder la société grecque sur des valeurs plus égalitaires et moins tournées vers le profit.

Cette conférence nous a permis d’envisager de nouvelles pistes de réflexion sur l’impact de la crise en Grèce. Les prises de position sincères nous ont offert un aperçu de la réalité locale. Nous avons particulièrement apprécié le point de vue de Despina Syrri,  qui nous a mis en garde contre les conséquences possibles des troubles politiques et sociaux que traversent la Grèce, conséquences qui nous concernent tous en tant qu’Européens. Nous pensons que la Grèce doit saisir l’opportunité unique de refonder son contrat social, son système politique et ses valeurs républicaines afin de retrouver sa place au sein d’une Europe renforcée.  Nous tenons à remercier les intervenants disponibles et passionnants qui ont accepté de répondre à toutes les questions que cette conférence avait soulevées auprès de nos challengers.

Onze heures et quart dans la campagne grecque, en Macédoine du nord, à quelques encablures de la frontière bulgare. Une station service plantée au bord de la route, tenue par un couple accueillant : « Are you the French students we saw on the TV yesterday ? » Mais oui mon ami !

Revenons un peu en arrière pour ne pas vous embobiner  dans le fil (d’Ariane) de notre périple.

C’est sur la route de Florence que nous vous avions semés, sous une pluie soudaine et battante qui ne nous avait pas vraiment laissé le temps de refermer la capote… Le soleil est revenu dans l’après-midi, mais les freins sont partis ! Heureusement, si les Gadzarts ont n’ont pas encore trouvé de douche, ils ont toujours sur eux un (splendide) bleu de travail, qui sert à autre chose qu’à frimer.

Logés en plein cœur de la capitale toscane, à deux pas du fameux Ponte Vecchio, nous avons pleinement profité des charmes florentins : pizzas, églises, glaces, musées, tavernes, balades le long de l’Arno. Nous avons eu droit à l’accueil du Consul honoraire de France et à une rapide visite de l’Institut français, situé au bord du fleuve. Le concert d’inauguration du Hard Rock café local attirait nos deux groupies un temps, avant qu’elles ne profitent d’une visite nocturne de l’imposant Palazio Vecchio. Leurs deux compères oisifs trouvèrent à s’occuper en écumant la ville affublés d’un pyjama de chantier (attention à notre retour, ça va faire fureur), qui leur valut en ce 4 juillet les assauts répétés de hordes d’Américaines les suppliant de poser pour un cliché éternel avec elles (ça sent la photo de profil pour Samantha et Jennifer). Vous voyez, la célébrité n’a pas attendu la Macédoine. Départ aux aurores pour Pescara, et privilège de rouler au petit matin dans les rues interdites à la circulation de Florence.

Pas de Piazza Michelangelo à Pescara, mais une foule d’Auchan. C’est tout de suite plus déstabilisant. Visite – désormais traditionnelle – du Lidl,puis pique-nique à la plage. Coco et Lolo tentent l’incruste dans les hôtels du bord de mer, bal des petits vieux sur la terrasse et baignade au clair de lune dans la piscine. Un pédalo rouge leur sert de refuge pour la nuit.

La route de Bari nous emmène à travers les Pouilles, spectacle magnifique de nudité et d’italianité,  cheveux au vent, Ti Amo aux oreilles, du soleil plein les yeux, et de l’huile plein le moteur (cf. recette précédemment publiée).  Nous sommes tous Ritals. Le port de Bari l’est moins, on y trouve des Français à la pelle, des motards d’Outre-Rhin et des Bulgares avant l’heure. Il ne s’agit pas cette fois-ci de grimper les Alpes, mais de monter sur le pont supérieur du cargo, ascension réalisée avec brio (et Coco) par Lolo. C’est allongés sur ce même pont que nous passons notre nuit sur l’Adriatique, avant de nous éveiller émerveillés devant Corfou. La Grèce, on y est !

L’accueil est chaud. Très chaud. Edith tient vaillamment sous ce cagnard hellène et enfile les tunnels et viaducs qui nous promènent à travers l’Epire et les Météores. Elle fonce même sur Thessalonique, son étape à elle. Pas déçue la Didith. Accueillie par le Directeur de l’Institut français, reçue chez le Consul pour un sympathique cocktail, après avoir paradé sur le front de mer avec ses potes multicolores. Mêmes les Indignés au pied de la Tour blanche s’en souviendront.

8 juillet, table ronde à l’Université internationale de Thessalonique (synthèse à venir). Trop de journalistes, on n’en peut plus, il a fallu refuser deux autres conférences dans la région, notre agenda est trop chargé. Le Consul, qui semble avoir plus de temps, jette son dévolu sur Edith, belle Hellène en ce jour, pour une photo souvenir.

Ayant finalement réussi à annuler notre participation à l’enregistrement de « Qui veut gagner des millions » et une séance photos pour Elle, nous partons à l’assaut de la vieille ville, façonnée par les cinq cents ans de présence turque. On  y trouve des konaks ottomans et des monastères orthodoxes, jusqu’au sommet où la vue sur le golfe de Thessalonique nous apporte un peu de fraîcheur (eh non, Grégoire n’en est pas une !). Un baba-cool qui prétendait être le maire de la ville a tenu à nous refourguer des bouquins en grec mais n’a pas poussé jusqu’au buffet, alors on a préféré l’apéro au bord de l’eau, et c’était beau.

Nous repartons d’Ithaque et pleins d’entrain. Vous l’aurez compris, ça se passe plutôt bien.

Recette de la  Mama

Pour une bonne friture dell’Italia

Ingrédients :

-          1 Didith bien rose et bien vive

-          1 litre d’huile mais pas d’olive

-          1 Yann prévoyant

-          Et  1 convoi plutôt patient

Préparation

-          Préchauffer l’atmosphère à 32 degrés

Thermostat « Italie du Sud par temps d’été »

-          Verser toute l’huile dans le puits

-          Ne pas recouvrir, cultiver l’oubli

-          Tourner le contact et changer de vitesse

( Cela semble facile, mais voyez la prouesse)

-          Laisser mijoter pendant trois petites minutes

-          Et la cocotte rose vous produit des volutes

-          D’une fumée blanche digne de Saint Pierre

-          Transformant la cuisine en véritable enfer

-          La friture est à point, dégustation rapide

-          Vaisselle plutôt longue et odeur fétide

-          Mais sitôt reparti, le souvenir est gourmand

-          L’appétit viendrait il en essuyant ?

-          Les kilomètres désormais  vous sourient

-          Et la route file, file vers Bari

A Genève, ça a commencé au Chat Noir et ça a fait son show devant les Nations-Unies. Assez solide. Dans la continuité, ça a fait du pédalo sur le Léman, et ça a manqué de perdre Laurène dans le Rhône (jetée des Pâquis). Plutôt serein, ça a enquillé sur un poulet-frites à Vieille-Ville.

Et puis c’est parti au petit matin sur la route, ça a finalement atteint l’entrée du tunnel du Mont-Blanc et ça l’a même passé tranquille, contrairement à d’autres. Pour chauffer tout le bloc 1 du convoi, ça s’est gouré deux trois fois de sortie, les Mines et Hec ont apprécié la rallonge de 5,90 au péage.

A force de faire son malin, ça a pris un oeuf sur la carrosserie et c’était pas joli. Difficile de répliquer au Babybel, ça a préféré décorer les sièges d’une certaine Dyane. Et puis ça a vu ses freins lâcher sur l’autoroute, ça avait vu plus drôle, surtout quand il a fallu prendre un virage à 90° en arrivant sur une aire. Mais ça s’est rassuré quand les Gad’zarts ont réparé ça ; faut dire que c’est pas rue St Guillaume que ça apprendrait un truc utile de ce type.

Récemment, ça a fini par se garer à Firenze, non loin de la Porta Romana. Frugalement, ça a dîné d’une pizza et Coline du serveur.

C’est toujours pas mal dans le projet. Et toi ?

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