Parce que les connexions internet sont rares au fin fond de la forêt noire, parce que les journées passent si vite qu’on réalise, déçu, le soir, tout ce qu’on aurait aimé faire sans en avoir eu le temps… Cette fois-ci, nous ne laisserons pas passer une occasion de publier un article.
De retour en Roumanie après notre bref passage en Moldavie, c’est vers Cluj Napoca, au nord-ouest, que nous nous dirigeons. Le dépaysement est grand sur les routes moldaves, que ce soit la traversée de la Transylvanie, la nuit passée sur les rives du lac de Dracula ou encore les villages Roms, tout est là pour nous rappeler que nous sommes bien loin de chez nous…
Cluj Napoca nous accueillera bien plus chaleureusement que Bucarest. C’est dans un restaurant de Cluj que nous avons fêté le 14 juillet, tous ensemble, ainsi que l’anniversaire et le départ de Tiffany. La soirée fut des plus animée et demeure encore obscure pour certains…
Après avoir parcouru bon nombre de kilomètres sur les routes roumaines, direction Veszprém, en Hongrie, au sud ouest de Budapest, sur les bords du lac Balaton. Remercions Dora pour nous avoir permis de camper tous ensemble dans le jardin de la mairie pour les deux nuits que nous avons passées là-bas. C’est une journée très agréable qui nous attendait sur la plage Balatonudvari avant un diner assez particulier dans un petit restaurant local. Une fois encore, les 2,5 km à pied du trajet retour semblent être passés plus vite que de coutume. Qui parlait de vocabulaire japonais ou tentait d’imiter un chien dans sa marre ?
Budapest n’étant pas très loin de Veszprém, nous sommes arrivés en début d’après midi dans la capitale Hongroise, après avoir passé le trajet à distraire (certains diraient sanctionner) le staff dans le VU. Le premier panorama du haut de la citadelle nous a vite amené à penser que nous allions pouvoir profiter de la plus belle ville-étape du parcours. Ce fut bien le cas, entre les bains thermaux, le parlement, la terrasse du palais (notons d’ailleurs qu’il est inutile d’y monter très tard pour admirer la vue sachant que le parlement éteint ses feux à 1 h), les énormes bars aux ambiances chaleureuses… Les souvenirs y sont nombreux.
Poursuivons notre marathon dans les villes d’Europe centrale.
Après Budapest, Bratislava, capitale Slovaque. Ici, rien de bien transcendant. Le petit centre de la ville est assez joli et convivial, mais le reste est sans intérêt particulier. Le château, emblème de la ville, se révèle même d’une laideur surprenante.
Place maintenant à la capitale Autrichienne, Vienne. Le centre ville est gigantesque, tout comme les bâtiments qui le composent, à l’image de la grandeur de l’empire. Cependant, l’architecture en fait par endroits une ville un peu austère. Nous n’avons pas échappé à la visite du palais de Sissi, Schönbrunn, chef d’œuvre du style rococo.
La course se poursuit en direction de la capitale bavaroise, Munich, qui se révèle une ville très sympathique. Le centre à taille humaine est très dynamique et regorge de quartiers et de petits jardins très charmants. Quant aux mass de bière, nous n’en parlerons pas…
Pour notre denier logement à « l’arrache », le dernier soir à Munich, nous nous sommes surpassés en dénichant un petit coin vraiment perdu dans la forêt noire, sur un matelas d’orties et de folle-avoine.
Ce soir, c’est à Hollenfels, au nord de Luxembourg, que nous nous retrouvons tous dans une auberge de jeunesse. Mais attention, passé 22 heures, tout est clos et silencieux ! Comme si toute vie s’arrêtait passé 10 heures du soir. On a connu des soirées plus animées…
Que ce soit le mauvais temps, le départ d’un coéquipier, le changement de staff ou encore l’esprit bien différent des villes-étapes traversées, l’ambiance générale du challenge semble avoir changé depuis Budapest. Les étapes et les visites s’enchainent et les trajets en 2CV se font plus rares. Il n’y a plus de longs trajets pour donner libre cours à notre imagination. Il n’y a plus rien à signaler hormis une roue passée sur un pied droit, des dents qui tombent, une épidémie de lèpre qui sévit ou encore quelques coups de sang en boîte de nuit.
La fin juillet est là, avec tout ce qu’elle implique… Le dur retour à la réalité. Si les mots affluaient autant que les souvenirs, un mois n’y suffirait pas…